Faire de l'illettrisme, la grande cause nationale 2012
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Le label “grande cause nationale”
Créé en 1977, le label «Grande cause nationale» permet pendant un an à des organismes à but non lucratif ou à des collectifs d'associations d'obtenir des diffusions gratuites de messages sur les sociétés publiques de télévision et radio.
C'est le Premier ministre qui attribue le label suite à un dépôt de candidatures.
Les thèmes retenus portent sur des phénomènes de société graves ou des problématiques médicales. Le sida, la maladie d'Alzheimer, l'enfance maltraitée ont été grandes causes. En 2011, la solitude a été choisie «grande cause nationale», portée par le collectif d'associations «Pas de solitude dans une France fraternelle» fédéré par la Société Saint-Vincent de Paul.
Le label est attribué fin décembre par le Premier ministre.
La candidature pour faire de l'illettrisme la grande cause 2012, a été déposée le 28 octobre auprès du Premier Ministre par l’ANLCI, entité fédératrice du collectif porteur de la demande.
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Propreté : malgré la crise, la branche a formé plus de salariés en 2010
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La Fédération des entreprises de propreté (FEP) a fait un point mercredi 12 octobre sur l’actualité sociale et économique de son secteur. A cette occasion, ses représentants ont abordé le contexte de la crise et les chantiers mis en place pour limiter ses effets négatifs.
En effet, comme l’a souligné Bertrand Castagné, président de la commission sociale de la FEP, "2010 a été marquée par un coup d’arrêt à l’emploi et au chiffre d’affaires des entreprises. Nous n’avions pas connu d’année comme celle-là depuis 10 ans et nous sommes pessimistes pour les deux années à venir". Le secteur accuse une baisse de 1% de ses effectifs, contre +3% par an depuis quelques années.
La propreté représente plus de 430 000 salariés, dont 80% sont en CDI. 65% sont entrés dans la branche sans qualification ou "avec un handicap lié à l’insertion, à l’âge, au physique ou au psychique", a précisé Bertrand Castagné. "Nous sommes une profession ayant une forte capacité à insérer ces publics". Par ailleurs "quand on y rentre, on y reste" : les entreprises connaissent un faible taux de rotation et affichent un important ratio de fidélisation. Par ailleurs, si la majorité des salariés cumulent des temps partiels, soit plusieurs missions dans plusieurs entreprises, au total 80% travaillent réellement à plein temps.
S’agissant des qualifications, "65% des personnes entrant dans la propreté sont sans qualification", a évoqué le président de la commission sociale, "et avec un handicap, voire plus". Quatre millions d’euros ont été investis dans la lutte contre l’illettrisme, permettant à 2000 personnes de bénéficié du dispositif mis en place à cette fin. Environ 113 450 d’heures ont été dispensées dans ce cadre, parmi les 1,3 millions d’heures consacrées à la formation de l’ensemble des salariés. Toujours concernant l’illettrisme, plus de 2000 personnes ont bénéficié du dispositif "écrits professionnels" qui sera constitué de 10 savoirs généraux, et non plus seulement 4, fin 2011 : lecture, expression, écrit, calcul, auxquels s’ajouteront donc les savoirs numériques, les savoirs technologiques, les attitudes et comportements, les gestes, postures et observations, l’univers réglementaire et l’ouverture culturelle.
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L’ANLCI et Agefos PME renouvellent pour trois ans leur accord-cadre de lutte conjointe contre l’illettrisme
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C’est le 26 février 2002 que l’Opca interbranches Agefos PME et l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) signaient leur premier accord-cadre visant à élaborer conjointement des solutions en vue de lutter contre ce que Nadine Morano a récemment qualifié de « fléau social » et de permettre le développement de l’acquisition des compétences clés. Renouvelé d’année en année, ce partenariat a été reconduit le 22 septembre 2011, pour une durée de trois ans, à l’occasion d’une journée thématique Compétences clés : investir aujourd’hui pour la performance de demain.
A cette occasion, Marie-Thérèse Geffroy, directrice de l’ANLCI ainsi que Philippe Rosay et Jean-Philippe Leroy, respectivement président et vice-président d’Agefos PME ont signé un nouvel accord, engageant les parties jusqu’en 2014, afin de « poursuivre les efforts conjoints dans notre pays ».
Agefos PME a, notamment, renouvelé son soutien aux travaux de l’Agence concernant le référentiel des compétences clés en situation professionnelle (RCCSP) qui avait jusqu’alors permis de définir des projets de formation s’appuyant sur « l’observation des situations de travail et non sur une définition a priori des connaissances académiques qui faciliteraient l’exercice d’une activité ». Trois axes prioritaires ont été déterminés par ce nouvel accord : la sensibilisation des partenaires sociaux, des entreprises adhérentes au réseau Agefos PME et des personnes cibles (salariées ou demandeuses d’emploi) ; le renforcement de l’offre de formation aux compétences clés ainsi que la mutualisation et la capitalisation des bonnes pratiques, suivies par l’évaluation des actions menées.
Par cet accord, les deux partenaires se sont engagés à mettre en œuvre des solutions de développement des compétences à destination des salariés les plus fragiles dans l’emploi ainsi que des actions spécifiques en direction des PME et TPE.
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Les agents de Pôle emploi formés à la détection de l’illettrisme (Nadine Morano)
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La ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle Nadine Morano a annoncé mercredi 20 juillet vouloir former tous les agents de Pôle emploi d’ici 2012 au repérage de l’illettrisme pour guider les 15% des demandeurs d’emploi confrontés à ce problème vers les formations adéquates.
Au total « 534 agences du Pôle emploi ont été concernées en 2010 par des actions de sensibilisation à l’illettrisme et pas loin de 6.000 conseillers ont été formés », a indiqué la ministre après avoir présenté mercredi en Conseil des ministres le premier bilan du plan de lutte contre l’illettrisme dans l’emploi.
« Notre objectif est d’amplifier ce mouvement à travers les agences de Pôle emploi en 2011 et en 2012 pour que l’ensemble des conseillers soient tous sensibilisés au repérage de l’illettrisme et donc à guider les personnes vers les formations adéquates », a-t-elle ajouté précisant que 15% des demandeurs d’emploi sont illettrés.
En France, l’illettrisme touche, selon une enquête de l’Insee (2005), 3,1 millions de personnes, soit 9% de la population âgée de 18 à 65 ans. Plus de la moitié de cette population travaille (57%), soit 1,7 million de salariés (8% de la population active). Les trois quarts d’entre eux ont le français pour langue maternelle.
La ministre a indiqué qu’en 2010, 45 800 apprenants avaient bénéficié d’un programme de formation centré sur la maîtrise du premier niveau d’acquisition des savoirs de base et 25 000 au premier semestre 2011.
Source AFP. |
2 reportages au JT de TF1
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2 reportages viennent d'être difusés aux JT de TF1 pour sensibiliser l'opinion sur le problème de l'illettrisme des salariés en entreprise.
Près de 10 % des salariés sont touchés par ce fléau.
Le gouvernement a lancé ces derniers jours un plan pour combattre l'illettrisme dans les entreprises.
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Le FPSPP soutient 29 projets d’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences
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Des crédits pour l’acquisition par les salariés d’un « socle de connaissances et de compétences » ont été attribués par le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) en réponse à un appel à projets lancé le 4 octobre 2010 auprès des Opca et Opacif
Le FPSPP a retenu les dossiers de 16 Opca et 6 Opacif pour bénéficier d’un cofinancement avec le Fonds social européen (FSE). Le détail de leurs projets est en ligne sur le site du Fonds. Les actions (pouvant être mises en œuvre dans le cadre du plan de formation des entreprises, au titre d’une période de professionnalisation ou d’un congé individuel de formation) devaient viser des salariés issus de TPE et PME, de bas niveaux de qualification, des personnes en situation d’illettrisme ou ne maîtrisant pas les savoirs de base, des femmes et des jeunes entrant ou en situation précaire dans l’entreprise, des travailleurs handicapés et des seniors.
Les organismes ayant obtenu les plus gros financements sont le Forco, Opca du commerce et de la distribution (9 566 473 euros), Unifaf, Opca du secteur sanitaire, social et médico-social, privé à but non lucratif (8 288 393 euros) et l’Opca Bâtiment (6 721 020 euros). Le FAF-TT a reçu pour sa part 182 252 euros.
Ces projets viennent s’ajouter à une première vague annoncée de 7 cofinancements, dont les plus importants étaient alloués à Uniformation (19,6 millions d’euros), l’Opcaim (15,2 millions) et Agefos-PME (15 millions) pour son projet DécliCC .
Source : L'Actualité de la Formation (Centre Inffo)
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Illettrisme : "Inscrire dans la loi le droit de chacun de savoir lire et écrire" (Marie-Claire Carrère-Gée, COE)
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"Chaque année, le nombre de personnes entamant une formation pour sortir de l’illettrisme est inférieur à celui de jeunes sortant du système scolaire sans maîtrise des savoirs de base ! » Lors de la journée de mobilisation contre l’illettrisme, tenue le mardi 29 mars 2011, Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), a présenté le « profil type » de la personne illettrée, en France, cassant au passage quelques stéréotypes.
« Tout d’abord », a-t-elle précisé, « il faut savoir qu’en France, en ce début de XXIe siècle, près de 4,5 millions de personnes rencontrent des problèmes d’écriture et de lecture. 3 millions, parmi ces dernières, peuvent être considérées comme étant en situation d’illettrisme. Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’immigrés, mais bien de personnes nées en France et disposant de la citoyenneté française. Ensuite, bien que 40 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans disposer des compétences de base, la majorité des Français souffrant d’illettrisme ont, en réalité, plus de 45 ans. Enfin, ces personnes ne sont majoritairement pas en situation d’exclusion. 57 % d’entre elles exercent un emploi. »
Malheureusement, l’illettrisme de ces dernières est trop souvent repéré à l’occasion d’un licenciement. Une situation qui, selon Marie-Claire Carrère-Gée, « ne leur laisse quasiment aucune chance d’accéder à nouveau à l’emploi ou de bénéficier d’une reconversion réussie ». De même, la présidente du COE a déploré que chaque année, le nombre de formations suivies pour sortir de l’illettrisme demeure inférieur au nombre de jeunes illettrés arrivant sur le marché du travail. « Face à cela, nous sommes collectivement coupables de non-assistance à personnes en danger », a-t-elle ajouté.
Actuellement, 40 000 formations consacrées à l’acquisition des savoirs de base sont suivies en France, ce qui, aux yeux de Marie-Claire Carrère-Gée, est loin de compenser les besoins globaux. « Il n’existe aucun système d’envergure pour prendre en charge la question de l’illettrisme », a-t-elle déploré, « aussi, je demande solennellement au Premier ministre de faire de l’illettrisme une grande cause nationale ! »
Recommandant que tous les fonctionnaires amenés à entrer en contact avec le public -particulièrement les conseillers de Pôle emploi et les militaires déployés lors des journées d’appel à la préparation à la défense (JAPD)- soient sensibilisés à cette question, la présidente du COE a suggéré de banaliser et professionnaliser davantage la lutte contre l’illettrisme. Banaliser en inscrivant, par exemple, les formations aux savoirs de base au catalogue de formation des entreprises et professionnaliser en cessant de recommander des méthodes qui ne fonctionnent pas. Plus encore, Marie-Claire Carrère-Gée a demandé officiellement, au nom de l’organisme qu’elle préside, que l’Etat proclame « par la loi, le droit de chacun savoir lire et écrire, quel que soit son âge ».
Source : L'Actualité de la Formation |
"Le monde de l’hyper-écrit est une source d’exclusion pour les victimes d’illettrisme" (Christine Albanel, France Télécom-Orange)
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« En France, on ne fait pas de cadeau aux gens qui n’ont pas les bons outils en main ! » Intervenante lors de la journée de mobilisation contre l’illettrisme le 29 mars 2011, Christine Albanel, ancienne ministre de la Culture et désormais directrice exécutive du groupe France Télécom-Orange, a déploré une certaine culture hexagonale conduisant à « enfoncer » ceux qui souffrent de ce handicap social. Et parmi ces personnes déjà fragilisées, une catégorie l’est d’autant plus : les femmes.
Même si Orange recrute essentiellement des hauts profils, l’illettrisme n’en reste pas moins présent chez certains collaborateurs, notamment en Afrique. A cet effet, le groupe de télécommunications a, jusqu’à présent, construit près de 300 écoles à travers tout le continent afin de pallier les situations d’illettrisme rencontrées par ses collaborateurs africains.
« Toutefois, ce problème existe aussi en France, même s’il est plus marginal », a précisé Christine Albanel.,« Contrairement aux idées reçues, nous ne sommes plus dans l’ère du numérique, mais dans celle de l’hyper-écrit. Aujourd’hui, réserver des places de train ou d’avion, organiser un voyage ou accomplir certains actes professionnels passe impérativement par le biais de l’écrit, du fait du développement d’Internet, sans compter des actes banals comme signer un chèque ou retirer de l’argent à un distributeur automatique. Ce monde du "tout écrit" est une source d’exclusion forte pour les victimes d’illettrisme. »
Afin de contribuer au recul de ce fléau social, la Fondation Orange a lancé en novembre 2010 le programme "Orange solidarité numérique", à Lille. 2000 collaborateurs du groupe, tous volontaires, sont mobilisés auprès d’associations luttant, entre autres, contre l’illettrisme afin d’apporter à ces dernières soutien, aide et conseil. Actuellement, ils sont mobilisés sur une trentaine de pôles en France et contribuent à former une centaine de personne par an aux savoirs de base. Parmi ces associations, Force femmes [1] constitue l’une des structures les plus actives. « La plupart des personnes qui acceptent de suivre ces formations sont des femmes », a indiqué l’ancienne ministre de la Culture, « nous avons constaté que, le plus souvent, ces dernières admettent plus facilement que les hommes être en situation d’illettrisme. »
En interne, l’opérateur Télécom a développé quelques programmes visant à former ses salariés ou à les remettre à niveau sur les compétences-clés, tels que « Découvrir le plaisir de l’orthographe » ou « Réconciliez-vous avec la grammaire ». Là encore, a indiqué Christine Albanel, la plupart des participants à ces groupes de travail sont le plus souvent… des participantes.
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La lutte contre l’illettrisme, « une priorité du Premier ministre » (Nadine Morano)
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La ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle, Nadine Morano, a annoncé que l’Etat va consacrer 54 millions d’euros en 2011 à la lutte contre l’illettrisme des salariés, qui reste encore un « tabou », dans une interview au Parisien parue jeudi 3 février.
L’illettrisme touche en France 8 % des personnes qui travaillent. « La lutte contre l’illettrisme est une priorité du Premier ministre » et des « actions fortes » sont engagées « dès l’école » mais aussi au niveau de « la formation tout au long de la vie », affirme Nadine Morano.
« Nous allons consacrer cette année 54 millions d’euros pour lutter contre ce qui reste, trop souvent, un tabou dans l’entreprise. L’Etat ne se désengage pas. De 2009 à 2011, le budget de la formation professionnelle visant à lutter contre l’illettrisme a progressé de 43 % », ajoute la ministre.
Selon cette dernière, « nous pouvons faire reculer ce fléau en disant aux chefs d’entreprises et aux salariés : il existe des formations, celles-ci ne vous coûteront rien ».
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Le FPSPP soutient le programme langue et compétences du FAF Travail temporaire à hauteur de 5,3 millions d’euros
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Le programme langue et compétences du Fonds d’assurance formation du travail temporaire, que le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) soutient à hauteur de 5,3 millions d’euros, s’adresse aux salarié(e)s intérimaires en situation d’illettrisme ou immigrés maîtrisant mal la langue française », selon un communiqué diffusé par le FAF.TT jeudi 3 février. Le dit programme combine le financement d’actions visant à renforcer la qualification de ces salariés et des outils de repérage et d’ingénierie pour les agences d’emploi.
Depuis 2007, le FAF.TT a engagé un partenariat avec l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme) et le ministère de l’Immigration pour la réalisation de formations à destination de salariés immigrés et de salariés en situation d’illettrisme. « Le financement du FPSPP permettra de déployer ce programme à grande échelle, de créer de nouveaux outils et de proposer des mesures plus incitatives aux agences d’emploi qui souhaitent y participer », précise le Fonds d’assurance formation du travail temporaire.
Le FAF.TT a fait le choix d’axer son programme sur l’organisation de formations qualifiantes, pour aboutir à une insertion professionnelle durable.
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