Lutter contre l'illettrisme



Un investissement rentabilisé

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Les entreprises considèrent encore trop souvent que la lutte contre l’illettrisme relève des pouvoirs publics.

 

Les déficits de main d’oeuvre que l’on observe dans certains secteurs encouragent toutefois les professionnels à se mobiliser pour élever le niveau des compétences de leurs salariés.

 

 

LES COMPÉTENCES DE BASE CE SONT :

  1. des notions indispensables à l’application de nouvelles méthodes de travail
  2. un bagage de connaissances qui favorisent la polyvalence et la souplesse dans différents contextes de travail
  3. un préalable essentiel à l’utilisation des technologies et à la formation technique

 

 

L’usage de l’écrit est une compétence collective


Mieux lire, mieux écrire, mieux comprendre, mieux s’exprimer, gagner du terrain dans la lutte contre l’illettrisme, c’est améliorer les performances de toute votre entreprise.

 

  • 1 personne sur 10 n'arrive pas à communiquer par écrit
  • 57% des personnes en situation d'illettrisme sont dans l'emploi
  • 1 entreprise sur 4 considère que l'illettrisme est un frein à son évolution

 

 

Un investissement rentable pour l'entreprise

 

Lutter contre l'illettrisme permet aux employeurs de :

 

  1. augmenter la compétitivité et la productivité de votre entreprise
  2. améliorer la sécurité de vos personnels
  3. améliorer les relations avec vos clients
  4. développer les compétences de vos salariés

 

La formation de base a des effets concrets :


respect des consignes, utilisation des documents de contrôle, production de comptes rendus, compréhension des notices, obtention de labels et de certifications qualité... Votre entreprise se renforce, est plus productive
donc plus compétitive !

 

Votre entreprise a tout à gagner à s’appuyer sur les nouvelles potentialités de son salarié en lui permettant d’intégrer dans ses pratiques professionnelles, les compétences acquises.

  • Votre entreprise se modernise en intégrant la dimension écrite à toutes ses activités
  • Vous améliorez l’image de votre entreprise et renforcez les liens sociaux au sein des équipes
  • Vous anticipez l’évolution des emplois et des compétences
  • Vous améliorez la réactivité de tous les services
  • Vous améliorez le climat social
  • Vous diminuez le stress de ceux qui ont peur d’oublier les consignes orales
  • Vous rapprochez les salariés de vos clients
  • Vous communiquez mieux avec l’ensemble du personnel

 

Vos chefs d’équipe gagnent du temps et peuvent laisser des consignes en leur absence. L’information circule mieux et plus rapidement.


Vos salariés sont plus à l’aise, plus motivés. Ils gagnent en autonomie, prennent des initiatives. Ils peuvent poursuivre une formation technique, se qualifier et valider les acquis de leur expérience professionnelle.
Leur vie quotidienne est plus facile et cela a des répercussions positives sur leur travail.

 

 

Le saviez-vous ?

L’article L900-6 du code du travail permet aux entreprises de déduire le coût des formations de base de leur contribution à la formation professionnelle.


Le nouvel article L934-2 du code du travail invite les branches professionnelles à prévoir des actions de formation au profit des salariés qui ne maîtrisent pas les compétences de base.

 

 

Parce que savoir lire, écrire, calculer des mesures, comparer des grandeurs, s’exprimer en réunion sont autant de compétences qui favorisent mobilité individuelle et performance collective, l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme a développé une politique active de sensibilisation des acteurs du monde du travail.


Cette plaquette d’information et l’ensemble des services qui lui sont associés (site internet, ligne téléphonique Illettrisme info service) concourent à un objectif majeur, celui de l’accès de tous à la lecture, l’écriture et aux compétences de base.

 

Télécharger la plaquette de l'ANLCI L'Atout Gagnant de votre entreprise

 

Illettrisme : les chiffres

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9% de la population âgée de 18 à 65 ans vivant en France métropolitaine et ayant été scolarisée en France sont en situation d’illettrisme.

 

 

Mais pour y répondre il faut d’abord être au clair sur ce que recouvre exactement le mot « illettrisme », disposer de définitions simples pour que chacun s’y retrouve et pour éviter les confusions.

 

Selon Thérèse GEFFROY Directrice de l’ANLCI : "Pour agir efficacement il faut savoir tout d’abord de quoi on parle, de qui on parle, se mettre d’accord sur les mots."


Pour bien comprendre la réalité des situations des personnes, et pour trouver des solutions appropriées, il faut disposer de définitions simples et claires, cesser de confondre illettrisme analphabétisme, apprentissage du français langue étrangère.

"Mettons nous d’accord sur les mots


Pour les personnes qui ont été scolarisées en France et qui n’ont pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul des compétences de base pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante, on parle dillettrisme.


Il s’agit pour elles de réapprendre, de renouer avec la culture de l’écrit, et avec les formations de base dans le cadre de la politique de lutte contre l’illettrisme.


Pour les personnes qui n’ont jamais été scolarisées, on parle d’analphabétisme. Il s’agit pour elles d’entrer dans un premier apprentissage.


Et enfin, pour les nouveaux arrivants dans un pays dont ils ne parlent pas la langue, il s’agit de son apprentissage. En France, on parle du  "
Français langue étrangère".


Ces mots définissent donc des situations bien différentes.


 

Toujours selon Thérèse GEFFROY Directrice de l’ANLCI :



C’est une chose que d’arriver dans un pays dont on ne parle pas la langue, et de devoir l’apprendre : c’est le cas des immigrés qui en France doivent apprendre le Français qui est pour eux une langue étrangère.


C’est une chose que de n’avoir jamais été scolarisé, d’être analphabète, comme le sont beaucoup d’hommes et surtout de femmes dans les pays où la scolarité n’est pas obligatoire.


Mais c’est vivre une toute autre situation que de se trouver, alors que l’on a été scolarisé en France, dans l’incapacité de faire un chèque, de lire un panneau indicateur, de retirer seul de l’argent d’un distributeur automatique, de lire des consignes de sécurité, d’écrire une liste de courses, de lire le bulletin scolaire de son enfant…


C’est vivre une situation très difficile, que l’on cherche le plus souvent à cacher de peur d’être stigmatisé, que de ne pas maîtriser la base de la base, la lecture, l’écriture, le calcul, les compétences de base indispensables pour être autonome dans les situations simples de la vie courante : c’est cela être confronté à l’illettrisme.


Cette situation il fallait la nommer, ce qu’a fait Joseph Wresinski fondateur d’ATD Quart Monde avec le mot « illettrisme ».


Un mot que l’on voudrait voir disparaître, un mot qui fait réagir, mais un mot qui doit surtout inviter à agir de manière cohérente et efficace en faisant porter les efforts là où il le faut vraiment si nous voulons que ce phénomène régresse dans notre pays.


Pour apporter aux décideurs les éclairages nécessaires, l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme (ANLCI) s’est attachée à clarifier, stabiliser et faire partager des définitions simples, des indicateurs de mesure, utilisables dans une enquête de grande ampleur pour qu’enfin on dispose de chiffres au-delà des enquêtes simplement déclaratives.


Pour la première fois, en 2004-2005, une enquête portant sur la population âgée de 18 à 65 ans a été réalisée en France métropolitaine auprès d’un échantillon de plus de 10 000 personnes.


L’introduction du module (dit module ANLCI) de mesure de l’illettrisme dans l’enquête Information et Vie Quotidienne (IVQ) 2004-2005 réalisée par l’INSEE, l’exploitation de cette enquête par l’ANLCI nous permettent pour la première fois de disposer de données précises sur l’illettrisme en France et de mieux cerner cette réalité complexe.


Au-delà du chiffre global impressionnant, 3 100 000 personnes en situation d’illettrisme, soit 9% de la population âgée de 18 à 65 ans vivant en France métropolitaine et ayant été scolarisée en France, nous nous sommes attachés à exploiter plus finement les résultats pour mieux connaître les personnes concernées et faire reculer un certain nombre d’idées reçues. Ce sont les résultats de ce travail réalisé par l’ANLCI que nous vous proposons ici.


C’est la première fois que nous disposons en France de tels éléments d’information.



Pour compléter cette connaissance de l’illettrisme en France, nous présentons également à la fin de ce document les chiffres concernant les jeunes Français âgés de 17 ans qui, lors de la Journée d’Appel de Préparation à la Défense (JAPD) organisée par le ministère de la Défense en collaboration avecl e Ministère de l’Education Nationale, se voient proposer des tests permettant de repérer chez un certain nombre d’entre eux des situations d’illettrisme.


La démultiplication de l’enquête IVQ s’engage au niveau régional, en métropole et Outre-mer. Les données chiffrées existent. C’est à leur diffusion la plus large possible qu’il faut s’attacher pour qu’une action commune d’envergure permette de faire reculer l’illettrisme.

L’ANLCI appelle enfin à ce que les indicateurs de mesure utilisés dans cette enquête en 2004-2005 soient pérennisés, pour que, à l’horizon 2010, on puisse avec les mêmes outils conduire à nouveau une enquête de même nature qui permettra, pour la première fois, de mesurer de manière fiable l’évolution de l’illettrisme dans notre pays."

 

L'Agence Nationale de Lutte contre l'Illettrisme (ANLCI) a réaliser un très gros travail de synthèse et plus particulièrement à procédé à l'exploitation exhaustive de l’enquête Information et Vie Quotidienne conduite en 2004-2005 par l’insee

 

Télécharger l'étude complete  de l'ANLCI

 

Télécharger l'enquête INSEE : Vie quotidienne en France : les chiffres de l’illettrisme